Prenez-vous vraiment soin de vous?

Avec la vie qui file à vive allure, nous sommes souvent prises dans un tourbillon sans fin. Avez-vous déjà eu l’impression de ne jamais avoir du temps pour vous? Ou tout simplement, vous n’osez pas prendre du temps par culpabilité. À quand remonte votre dernier souper de filles? À quel moment avez-vous pris un bain en plein après-midi? Quand avez-vous fait garder vos enfants et fait une petite escapade d’une journée? Vous souvenez-vous à quel moment vous avez pris du temps de qualité, tout simplement? Êtes-vous déphasée face à vos aspirations? Dites-vous bien que vous n’êtes pas la seule.

Premièrement, notre société nord-américaine d’aujourd’hui n’est pas conçue pour se détendre. À mon avis, c’est tout le contraire! Nous devons être performantes, belles, minces, rester jeunes, souriantes. Ce n’est pas trop grave comment la femme peut se sentir, car le monde dans lequel on vit nous demande juste d’être productives et parfaites!

Mais qu’en est-il de notre fondation profonde? Il y a déjà plus de cinquante ans, Jeannette Bertrand clamait haut et fort: « Soyez qui vous voulez être vraiment, car vous méritez tout ce qu’il y a de mieux!. » J’ai cependant l’impression qu’on régresse largement! Les femmes n’ont jamais été autant médicamentées, stressées et angoissées. Elles se lèvent le matin avec le sentiment de n’avoir rien accompli, elles sont débordées car elles veulent tout consolider: travail, famille et toutes les tâches qui viennent avec. Elles arrivent le soir en n’ayant pas toujours l’envie ni l’énergie d’enfiler leur costume de femme fatale pour plaire à leur chéri. Après les repas, les bains et les devoirs, elles sont crevées, et avec raison d’ailleurs, car elles sont épuisées autant physiquement que mentalement. Pour ma part, je n’ai pas d’enfant, mais je me sens tout de même souvent dépassée par les événements. Mais pourquoi donc vouloir à tout prix cette perfection? Ça nous mène où? Nulle part, sauf vers l’anxiété et la peur, vers… le futur qui n’existe même pas encore.

Pourquoi ne prenons-nous pas la décision de vivre un peu plus et d’exister moins?

Faut-il attendre un drame ou une maladie? Beaucoup de questions… et nous connaissons toutes la réponse, mais nous sommes prises dans cet engrenage du quotidien. On attend avec impatience cette semaine de vacances dans le Sud ou on fait le décompte jusqu’à notre retraite. Quand vient le temps, on ne sait même plus quoi faire de nos journées et on se retrouve complètement dans le passé... de ces belles années qu’on a eues, mais que l’on n’a pas pris le temps d’apprécier…

Lorsque j’enseigne, je demande souvent: « Êtes-vous dans votre vraie nature, dans votre authenticité? Prenez-vous des moments pour vous, juste pour vous? Vivez-vous votre rêve? Quel est votre but dans la vie? > Vous vivez dans un pays où vous avez le choix d’être qui vous voulez être vraiment! Vivez vos rêves, ils sont là! Soyez dans le moment présent! Vous verrez, votre vision de la vie changera automatiquement.

En conclusion, demandez à une personne en fin de vie ce qu’elle regrette le plus. La réponse ne sera pas : « Ah! j’aurais aimé passer plus de temps à être parfaite et productive. » Oh non! La réponse sera : « J’aurais tellement aimé passer plus de temps de qualité avec ceux que j’aime, j’aurais dû davantage me réaliser en tant que femme et suivre mes rêves, mes passions. »

Il est temps de changer les filles et de devenir qui vous êtes vraiment!